Encore de l'histoire
En 1892 déjà, Schleich, un médecin allemand, se rendit compte que l'injection de cocaïne localement était capable de soulager les douleurs provoquées par le rhumatisme. Plus tard, Spiess, un oto-rhino-laryngologue également allemand, constata que les plaies opératoires qui avaient été instillées avec de la cocaïne, cicatrisaient inhabituellement rapidement.
A peu près à la même époque, le célèbre chirurgien français Leriche rapporta que l'ablation du ganglion neuro-végétatif stellaire pouvait être avantageusement remplacée par son infiltration répétée à l'aide de procaïne. En 1927, le français Fontaine démontra que l'application de procaïne était capable d'amener la guérison de lésions provoquées expérimentalement par des troubles de vascularisation.
Le phénomène de secondes
En 1934, Leriche constata la disparition en "un clin d'oeil" des douleurs par l'infiltration d'une cicatrice. Ferdinand Huneke fit la même constatation six ans plus tard et l'appela "Sekundenphänomen", soit phénomène de secondes. Les bases de la thérapie neurale étaient posées.
Prenant de l'essort, la méthode des frères Huneke prit successivement les noms de:
- Heilanästhesie nach Huneke (anesthésie qui guérit)
- Therapeutische Lokalanästhesie nach Gross (anesthésie thérapeutique)
- Störfeldtherapie (traitement des champs perturbateurs)
- Neuraltherapie (thérapie neurale) depuis les années 1950, après la mise en évidence de son vraissemblable mode de fonctionnement, par le biais du système nerveux végétatif.
La notion de champ perturbateur
Cette notion, capitale en thérapie neurale, apparaît pour la première fois en 1948; le champ perturbateur est un endroit du corps qui déploie des effets négatifs à distance (cette notion est détaillée sur la page consacrée aux champ perturbateurs). L'infiltration de cette place à l'aide d'un anesthésique local fait disparaître en quelques secondes tous les maux qu'il provoque (Huneke, F.: Krankheit und Heilung anders gesehen, Staufen, köln, 1947 et Scheid, W.:Das vegetative System, Hermes, Hamburg, 1947).
