Généralités: la médecine complémentaire
Contrairement à la médecine classique qui considère l'effet causal pour décider d'un traitement, la médecine complémentaire est basée sur la physique non linéaire et le concept de Système Fondamental. Les cellules d'un organe ne peuvent tomber malades sans la présence d'une information erronée dans le système fondamental (à l'exception des maladies génétiques où l'information erronée est codée dans les gènes). La guérison, pour autant qu'il n'y ait pas d'atteinte organique, se fait par le système fondamental.
Les informations enregistrées sont différentes pour chacun et la médecine complémentaire offre un traitement individuel.
Le plus petit stimulus guérissant possible à la plus grande efficacité. Les stimuli n'agissent pas seulement localement, mais dans tout l'organisme. Chaque partie d'un être vivant est inséparable de l'ensemble de l'organisme et l'information concerne tout l'organisme.
La théorie du chaos
En physique classique , il existe une relation de cause à effet, reproductible et transposable à d’autres modèles. Principe de linéarité et de proportionnalité.Dans la théorie du chaos : il n'y a pas de relation linéaire ; de petites impulsions peuvent avoir de très grands effets. C’est ce principe qu’on utilise en médecine holistique.
Thermodynamique
Les systèmes fermés (morts) sont linéaires, réversibles, équilibrés.Les systèmes ouverts (vivants) sont non linéaires (rétro-action, chaos), non équilibrés, ont des structures dissipatives (un apport d’énergie approprié permet la formation de nouvelles structures), irréversible.
La substance fondamentale (qui est un système ouvert) se comporte comme
un système dissociatif. L‘énergie d’un événement
conduit à un nouvel état d’ordre et se répartit
à grande vitesse dans tout le système.
Cybernétique
C'est la science du contrôle et de l’information.Principe de base : homéostase et économie. Le cercle régulateur
en est la plus petite unité.
Les organismes vivants sont des systèmes ouverts qui communiquent
avec l’extérieur et échangent énergie et matériaux.
Etat normal : oscillations amorties, temps court, faible perte d’énergie
: économie.
Etat pathologique : oscillations labiles, apériodiques ; l’état
d’équilibre n’est atteint que tardivement ou pas du tout
; perte de temps, d’énergie : cet état n'est pas économique.
Système fondamental (selon Pischinger)
La substance fondamentale : est un réseau de complexe protéo-glucidiques hautement polymérisés : glycoprotéines, glycosaminoglycanes (surtout acide hyaluronique), glyco-protéines de structure (collagène, élastine), protéines de connexion (fibronectine, lamirine). Elle contient de l'eau en disposition définie, des ions, etc.Le système fondamental : est la substance fondamentale plus des composants cellulaires, humoraux et nerveux.
La régulation fondamentale : ce sont les possibilités locales de régulation du système fondamental avec un système régulateur nerveux, humoral et hormonal.
Ce système régule tout l’espace extra-cellulaire ; il s’agit d’une unité fonctionnelle (synapse ubiquitaire) et chaque endroit de l’organisme est en relation avec les autres. Il est connecté à tous les organes parenchymateux de l’organisme. Il s’agit d’une ligne d’informations bi-directionnelle qui est en particulier extrêmement importante dans les pathologies chroniques. Les organes parenchymateux ne peuvent travailler sans problème qu’en présence d’un système fondamental fonctionnellement intact.
Le traitement causal utilisé en médecine classique fonctionne bien en pathologie aiguë, mais pas dans les pathologies anciennes, chroniques qui sont souvent multi-factorielles. Mais les deux conceptions ne sont pas exclusives.
L’eau se trouve, à température corporelle normale, sous forme cristalline fluide et peut enregistrer des informations. La fièvre, qui liquéfie une partie de ces cristaux d’eau, peut effacer certaines informations (comme des traces d’informations virales par exemple).
Les complexes protéo-glucosés prennent une structure moléculaire dont les pores peuvent varier en fonction des conditions extérieures. Ces voies de transit déterminent par exemple quelles substances ont le droit de sortir des capillaires pour aller dans les organes.
Du point de vue thermodynamique, le système fondamental est un système ouvert, loin d’être en équilibre. Selon Bergsmann, une brève impulsion irritative provoque une dépolarisation partielle des protéoglycanes ; un système sain se corrigera instantanément. Si la stimulation est adéquate, elle entraînera une réaction en chaîne qui peut avoir une grande efficacité sur le système fondamental. En présence d’un champ perturbateur, une petite impulsion aura des effets marqués qui prendront beaucoup de temps à se re-stabiliser.
Le système fondamental peut auto-compenser un certain nombre de surcharges ; vient un moment où « le tonneau déborde » et provoque la décompensation de ce système ; lorsque le tonneau est plein, une très petite perturbation comme une infection virale bénigne, une cicatrice etc. peut le faire déborder et libérer une maladie chronique.
Le système fondamental n’est alors plus capable de réguler des agressions externes ; ce manque de réactivité peut aussi être induit par des médicaments (antibiotiques, corticostéroïdes, psychotropes, cytostatiques, etc.).
En cas de non-réponse à une stimulation neuralthérapique adéquate, il faut penser à une rigidité du système fondamental et la lever par d’autres moyens.
Un système fondamental fonctionnel réagit à diverses irritations par une réaction aspécifique et générale (Réaction d’alarme de Selye) qui consiste en un choc (sympathique), contre-choc (para-sympathique) et phase de convalescence pendant lesquelles des réactions rythmiques humorales et cellulaires se produisent. Dans certains cas, la réaction d’alarme peut rester bloquée dans la phase de choc ou de contre-choc et l’organisme doit effectuer un travail de ré-équilibrage qui, s'il persiste peut entraîner un état de blocage.
Le système fondamental réagit de manière globale, mais pas forcément dans son ensemble : un segment altéré peut avoir une énergie dirigée contre les autres seg-ments (articulations bloquées, champs perturbateurs, infections, etc.). La réaction du système fondamental contre ce segment provoquera une surcharge de ce segment qui entraînera une réaction en chaîne des organes du voisinage.
La pathologie de relation de Ricker
L’étiologie et la pathogenèse des maladies proviennent d’une irritation du système sympathique péri vasculaire entraînant des troubles circulatoires et une modification de la substance fondamentale qui permet le développement de maladies cellulaires dans les organes parenchymateux (la cellule se trouve à la fin et non au début du processus pathologique). Cette irritation sympathique peut être d’origine infectieuse, chimique ou physique et sa réaction est quantitative et non pas qualitative.
Loi des degrés :
une irritation faible entraîne des troubles circulatoires.
une irritation moyenne mène à l’ischémie.
une irritation forte entraîne une stase avec sortie de cellules sanguines.
Ces troubles provoquent une modification du système fondamental, puis une altération cellulaire.
Une irritation ancienne peut rester mémorisée (processus inconnu) et provoquer une réponse démesurée lors d’une irritation ultérieure. Le système sympathique semble posséder une mémoire des irritations que l’on peut « effacer » grâce à la thérapie neurale.
Il n’existe probablement aucune pathologie qui n’implique pas le système sympathique, d’où la logique de la théorie de régulation du sympathique.
La Pathologie Neurale de Speranski
Le système nerveux dirige tous les processus physiologiques.
Il contrôle tous les cercles de régulation (humoraux, biochimiques
et cellulaires)
Le point d’action de toutes les irritations touche primairement le
système nerveux, également secondairement lorsque des réactions
humorales, biochimiques ou cellulaires ont été engendrées.
Les informations stockées sont sans cesse remplacées par de
nouvelles informations, qui dépendent des anciens enregistrements
d’informations.
C’est la quantité d’irritation et non la qualité
qui importe.
Une stimulation déterminée du système nerveux peut
entraîner la maladie ou la guérison.
Selon Speranski, la maladie est la réponse de l’organisme à
l’influence du système nerveux.
L’irritation entraînant la maladie peut provenir de n’importe
quel point du système nerveux, qui peut se localiser (champ perturbateur)
d’où partent des impulsions pathologiques qui entraînent
une modification du tonus du système nerveux végétatif,
génératrice de maladies chroniques.
La maladie chronique peut souvent être guérie avec l’élimination
du champ perturbateur, mais elle peut parfois devenir autonome, selon les
sensibilités individuelles et la durée de l’irritation.
L’organisme paraît pouvoir absorber un certain nombre de surcharges,
jusqu’à ce que « le tonneau déborde ». Speranski
appelle « Zweitschlag » la dernière stimulation qui
provoque la décompensation de l’organisme.
Un toxique ne provoquera la maladie que s’il peut transmettre une
information ; p.ex., de la toxine tétanique est sans danger si on
l’injecte avec de la Procaïne.